nenuphar au village de pamplemousses
fleur de nenuphar au village de Pamplemousses

Le jardin de Pamplemousses, un des plus anciens jardins tropicaux au monde.

Le jardin de Pamplemousses est l’image de l’évolution naturelle et historique que l’Île Maurice a connue. Après avoir passé la grille d’entrée en fer forgé qui a été fabriquée en 1862 à l’exposition de Crystal Palace en Angleterre, vous êtes déjà dans l’allée principale où se présente d’immenses lataniersEt vos premiers pas vous mènent dans l’exubérance tropicale avec les palmiers royaux, nénuphars et lianes colorées qui abondent dans le paysage.  

À l’île Maurice, ce petit coin de paradis situé dans le village de Pamplemousses, est appelé « jardin de Pamplemousses »,et se présente comme une attraction touristique populaire.  Comme l’indique son nom le jardin se trouve dans le village de  Pamplemousses, dans le nord de l’Île Maurice, et le plus ancien jardin botanique de l’hémisphère sud. Le jardin de Pamplemousses est surtout très connu pour son long étang de nénuphars géants. Le jardin fut  construit par Pierre Poivre (1719 – 1786) en 1770 et couvre une superficie de 37 hectares. Par ailleurs, il détient un rôle de conservatoire botanique et horticole, hérité de son histoire. Lorsque l’île Maurice se trouvait sous l’occupation française, le jardin fut d’abord été potager, puis un lieu d’acclimatation pour le poivre de Mahé, le cannelier de Malabar ou le manioc du Brésil. 

 

D’autres noms qu’a porté le jardin de Pamplemousses 

Le jardin a été successivement connu sous le nom de Jardin de Plaisir, Jardin des Plantes, Le Jardin National de L’Île de France, Jardin Royal, Jardin Botanique des Pamplemousses, et pendant la colonisation britannique, Les Jardins Botaniques Royaux de Pamplemousses. Dès le 17 septembre 1988, le jardin porte le nom de « Jardin botanique Sir Seewoosagur Ramgoolam », similaire au jardin botanique SSR de Curepipe.

Vous ne pourrez pas manquer les espaces d’eaux où vous verrez les nénuphars géants d’Amazonie. En plus de ses nénuphars géants, le jardin propose également des épices, des ébènes et 85 variétés de palmiers d’Amérique centrale, d’Asie, d’Afrique et des îles de l’océan Indien. De nombreux arbres ont été plantés par les dirigeants du monde et la royauté, y compris la princesse Margaret, la comtesse de Snowdon, Indira Gandhi, François Mitterrand et Robert Mugabe. 

 

Propriété associée Mon Plaisir

Le jardin, qui couvre maintenant une superficie d’environ 62 acres, était destiné au colonel P. Barmont. Ce dernier l’a vendu le 3 janvier 1735 à Claude N. de Maupin, un surveillant dans la Compagnie des Indes. Par la suite, il y a eu plusieurs autres propriétaires. 

 

L’origine du jardin botanique de Pamplemousses 

L’origine du jardin botanique de Pamplemousses peut être attribuée au premier gouverneur français de l’Île Maurice, François Mahé de Labourdonnais. À l’époque sous l’occupation française, l’île était connue sous le nom d’Île de France. En 1735, Labourdonnais achète la propriété Mon Plaisir et crée un potager pour fournir des produits à sa famille et aux passagers des navires qui débarquaient sur l’île. Le jardin de Pamplemousses abrite l’une des collections botaniques les plus anciennes et les plus remarquables sous les tropiques.

 

Le jardin botanique de Pamplemousses a aussi été une pépinière

Le jardin de Pamplemousses a également servi de pépinière pour la plantation et l’acclimatation de plantes importées, principalement d’Europe et d’Orient. Le manioc fut parmi les premiers à être introduit pour fournir de la nourriture aux esclaves de l’île.

En 1739, la Compagnie française des Indes orientales prend possession de Mon Plaisir. Ils plantent alors des mûriers à travers la propriété, dans l’espoir d’établir une industrie du ver à soie. Par la suite, les mûriers ont été remplacés par une plantation de bois noir (Albizia lebbeck). En effet, son charbon pouvait être utilisé dans la fabrication de la poudre à canon ; utile pour défendre l’île contre l’ennemi.

Après deux visites à l’Île de France, Pierre Poivre fut nommé Intendant de l’île en 1767. Il était le créateur du jardin actuel. En plus d’une pépinière pour l’acclimatation de la muscade et des clous de girofle, il a également rassemblé de nombreuses plantes d’autres régions. C’est grâce à Pierre Poivre, qui a consacré sa vie et la majeure partie de sa fortune personnelle à la création du jardin, que Pamplemousses s’est fait connaître des naturalistes et a acquis la renommée mondiale qu’elle a conservée depuis.

 

La canne au jardin de Pamplemousses

Au milieu du siècle dernier, l’industrie du sucre s’était développée rapidement et les jardins offraient un site approprié pour l’introduction de nouvelles variétés de canne à sucre provenant d’autres parties du monde. Dr. Charles Meller, l’un des directeurs du jardin, a été envoyé en Australie et en Nouvelle-Zélande pour apporter de nouvelles variétés de cannes. Malheureusement, il est décédé au cours du voyage.

Lorsque l’épidémie du paludisme a frappé l’Île Maurice en 1866, une grande partie du jardin a servi de pépinière à la production de milliers d’eucalyptus. Ils ont été introduits dans le but de contrôler la maladie en asséchant les marais du pays, les lieux de reproduction des moustiques.

 

À Découvrir au Jardin Botanique Sir Seewoosagur Ramgoolam

En sus de sa vaste collection de plantes, le jardin inclut aussi plusieurs monuments de grande valeur.

  • Le château de Mon Plaisir, patrimoine national érigé en 1823 comme bâtisse pour le surintendant du jardin. Le bâtiment fut bâti à l’emplacement même de la demeure de Mahé de Labourdonnais en 1735.
  • L’Obélisque Liénard, don de François Liénard de la Mivoye en 1861. Ce monument de marbre blanc honore ceux qui ont aidé au progrès de l’agriculture ainsi qu’à la sauvegarde du patrimoine naturel de l’Île Maurice. Classé comme patrimoine national en 1958.
  • Le Portail en fer forgé, autre cadeau de François Liénard de la Mivoye, récompensé à l’exposition internationale de Crystal Palace en 1862 en Angleterre.
  • Le Pont des soupirs, édifice datant de la période coloniale Française. Inspiration pour les poètes et les âmes sensibles.
  • La raffinerie à sucre, construite en 1953 comme réplique des vieilles raffineries afin de reproduire les méthodes anciennes.

 

Infos Pratiques

Région: Nord

Jours et horaires d’ouverture: Tous les jours de 8h30 à 17h30. 

Durée de la visite : environ 1h

À prévoir: crème anti-moustique et une bouteille d’eau

 

Tarifs :

Prix par adulte : 200 roupies par personne (environ 5 euros), et 50 de plus si vous désirez vous faire accompagner d’un guide

Enfants de moins de 5 ans et adultes de plus de 60 ans : gratuit

 

À Noter:

  • Restez sur les sentiers lors de votre visite.
  • La baignade dans les bassins ou l’escalade des arbres est interdite.
  • L’alcool, les feux et les cigarettes sont interdits.
  • Il est interdit de se déplacer à bicyclette, sur une planche à roulettes ou de jouer au ballon.